Les grosses firmes se débarrassent de leur Community Manager

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    De plus en plus de grosses entreprises tiennent la porte à leur Community Manager pour qu'ils aillent arnaquer sous d'autres cieux.

    On a vu l’exemple avec Coca-Cola en 2017, General Electric en 2018 et récemment Ford et Audi. Les grosses firmes se rendent compte de l’arnaque du Community Manager et lâchent du lest à fond les ballons. Comme le budget publicitaire est de plus en plus important ces derniers temps. Sur la fabrication d’une automobile, le budget peut aller jusqu’à 20 % du cout de production. Dans l’industrie du jeux vidéos, on atteint des sommets délirants avec 50 % du budget du jeu, destiné à la publicité.

    Explosion du budget publicitaire

    La part d’internet a explosé. Dans le secteur automobile, 55 % du budget est destiné à internet suivi de la télévision, de radio et les miettes vont à la presse papier. Le montant avoisine plus de 10 000 dollars par mois pour le secteur automobile, que soit pour les fabricants (qui dépassent même les 50 000 dollars mensuels pour certains) et les entreprises de location et de vendeurs d’occasion. On a déjà parlé de la fraude de la publicité en ligne, qui estime que 50 % des clics et des impressions vont à la poubelle puisqu’ils sont le résultat de bots.

    Et si en plus, on doit intégrer les glandeurs, des Community Managers incompétents, qui se contentent de falsifier les rapports. L’affaire de Suzette est un bon exemple. On m’a écrit, à propos de cette affaire, que c’était un cas minoritaire et que la plupart des Community Managers étaient des gens honnêtes. Sans doute, ce n’est pas la personne qui est visé, mais le poste lui-même.

    Community Manager comme le pire des parasites ?

    Dans un monde où les Bullshit Jobs représentent 50 % des métiers de la bureaucratie, le poste de Community Manager est un sparadrap sur une plaie cancéreuse. Une initiative inutile, crée pour des bulles internet qui font croire aux entreprises que le pays de l’abondance des clientèles existent. Et qu’il suffit d’un compte Twitter ou Instagram pour générer des ventes. Le taux de conversion est mensonger à l’extrême. Car le Community Manager va enregistrer une conversion pour un clic, une impression ou une vente. L’odeur du café et le délicieux breuvage est le même.

    Ce secteur rempli de parasites a grapillé une grosse partie du budget publicitaire des grandes firmes depuis 2016. Mais les grandes entreprises commencent à s’en rendre compte de l’arnaque. Les taux de conversion n’avoisinent même pas les 2 % dans certains produits. Et le souci est que comme tout est de plus en plus automatisé, il devient impossible de vérifier de manière claire.

    Faux clics et boule de gomme

    La bureaucratie a l’art de cacher son incompétence sous un jargon orwellien pour faire perdre l’esprit aux décideurs et aux responsables. Début 2018, j’étais chargé de la dépense publicitaire d’une grande marque de vêtement allemande. 75 000 euros de budget pour une campagne numérique. Et j’en ai vu des escrocs et des arnaqueuses. Des promesses complètement délirantes. Me montrant leurs comptes de merde avec 10 000 abonnés, tous plus Fakes les uns que les autres.

    A la fin, j’ai tissé un réseau d’articles sponsorisés qui ne m’a généré aucune vente, mais l’objectif demandé était d’augmenter la visibilité de la marque. J’ai dépensé juste 10 000 euros sur 12 mois et l’objectif a été pleinement réussi. Mais le Département de marketing, qui est souvent complice de Community Manager frauduleux, a imposé sa vision qu’une bonne campagne se passait uniquement sur Facebook. Début 2019, je n’étais plus le prestataire et ils ont payé plus de 42 000 euros pour des publicités Facebook et Instagram.

    Zéro retombée. Beaucoup de clics pour zéro vente et visibilité. Le budget est allé à la poubelle publicitaire et dans les poches du Community Management. Et le pire est que ces connards se sont enorgueillis de leurs succès.

    Car ces crapules se contentent de dire qu’ils ont été recruté par les grandes marques sans dévoiler leurs résultats aussi vide que le crâne d’un gauchiste. Et quand j’ai fait du Name Shaming, alors ils ont paniqué comme des cafards et ont disparus sans laisser de trace. Le Community Manager est un métier condamné, mais il a beaucoup de soutiens sur toute la chaine publicitaire et marketing, car tout le monde bouffe, sauf les marques qui se font pigeonner.

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